Bolloré assigné en justice pour l’huile de palme au Cameroun

« Nous demandons au juge français de forcer le groupe Bolloré à exécuter ses engagements pris en 2013 envers les communautés riveraines et les travailleurs des plantations », écrivent une dizaine d’associations et de syndicats.

— Dix organisations non gouvernementales et syndicats français, camerounais, belge et suisse, dont l’ONG Sherpa, annoncent lundi qu’elles vont assigner en justice le groupe Bolloré afin qu’il mette en oeuvre au Cameroun les mesures promises en 2013 pour améliorer les conditions de vie et de travail dans les plantations d’huile de palme de la Socapalm.

La Socapalm (Société camerounaise de palmeraies), leader de la production d’huile de palme au Cameroun, est une filiale du groupe belgo-luxembourgeois Socfin dont le groupe de Vincent Bolloré est actionnaire est à près de 40%.

« L’exploitation de l’huile de palme a un impact ravageur sur la santé, la pollution, la déforestation et les droits des travailleurs mais aucune action ne semble avoir réussi à ce jour à faire bouger les pratiques des géants de l’agroalimentaire. Nos organisations se tournent donc vers le pouvoir judiciaire pour tenter de faire respecter ces droits fondamentaux », estime Sandra Cossart, directrice de Sherpa, dans un communiqué.

Exécuter ses engagements

« Nous demandons au juge français de forcer le groupe Bolloré à exécuter ses engagements pris en 2013 envers les communautés riveraines et les travailleurs des plantations de la Socapalm », peut-on lire dans un communiqué des ONG, parmi lesquelles ReAct, GRAIN, « Pain pour le prochain » ou Synaparcam. Leur plainte est déposée devant le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine).

En 2013, Sherpa et Bolloré avaient engagé une médiation qui avait abouti à un « plan d’action » pour la Socapalm – mais il a été abandonné depuis, selon les ONG.

Source: www.boursier.com

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